ETA Vandermeersch : une diversité de services

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L’ETA Vandermeersch, entreprise familiale située en Seine-Maritime, est dirigée par Quentin et Hugo Vandermeersch. ENGIE BiOZ s’appuie sur leur savoir-faire en prestations agricoles et environnementales.  

Pouvez-vous présenter votre entreprise ?

Quentin Vandermeersch : Notre entreprise de travaux agricoles entreprise existe depuis 1976 – nous avons fêté ses 50 ans récemment. Nous sommes aujourd’hui 25 personnes, réparties entre deux activités : les prestations agricoles et les travaux environnementaux (terrassement, réseaux de transport pour méthanisation, stations d’épuration…). Ces deux métiers sont liés à la terre, au territoire et à la gestion des déchets.

Depuis quand travaillez-vous en lien avec la méthanisation ?

Q.V. : Nous nous intéressons à la méthanisation depuis une quinzaine d’années. J’ai d’ailleurs travaillé trois ans en Allemagne dans les années 2000, où la technologie était bien installée. Nos premières études dans ce domaine ont commencé en 2011 avec Vol-V (aujourd’hui Engie BiOZ). Il faut être tenace : le projet de l’unité CBHAF (Centrale Biogaz des Hautes Falaises) n’a vu le jour qu’en 2019.

Comment le partenariat avec ENGIE BiOZ est-il né ?

Q.V. : Nous avons aidé ENGIE BiOZ à structurer le projet d’unité de méthanisation CBHAF, notamment en l’orientant vers des agriculteurs ouverts à la méthanisation. Ce type d’accompagnement est précieux, car les projets d’énergies renouvelables doivent être adaptés aux spécificités agricoles de chaque territoire. Nous avons également proposé des options de conditionnement. Par exemple, nous hachons la paille pour que l’unité n’ait pas à investir dans une « ligne de paille ». Nous avons enfin réalisé des études économiques pour estimer l’intérêt du projet par rapport au pouvoir méthanogène des matières proposées.

Quelles prestations réalisez-vous régulièrement pour ENGIE BiOZ ?

Q.V. : Nous intervenons sur deux unités de méthanisation du secteur : CBCAU (Caux Vallée de Seine) et CBHAF (Hautes Falaises). Nos prestations couvrent la récolte de paille, d’ensilage d’herbe ou de maïs, ainsi que le transport et l’épandage du digestat liquide et solide.

Ce partenariat a-t-il permis de développer votre activité ?

Q.V. : Ce partenariat pluriannuel crée une régularité de travail tout au long de l’année, ce qui est précieux dans notre secteur. Il nous a d’abord permis de sécuriser des investissements de remplacement. Par ailleurs, nous avons investi dans un automoteur d’épandage à 600 000 € afin de quadrupler les volumes épandus chaque jour. Nous pouvons intervenir dans des conditions météo moins favorables, sans salir les routes ni compacter les sols. Cela plaît beaucoup aux agriculteurs qui reçoivent le digestat – et donc à ENGIE BiOZ, puisque cela fidélise leurs partenaires.

Comment s’organise la relation avec ENGIE BiOZ ?

Q.V. : Nous avons plusieurs niveaux d’échange. La relation avec les responsables de site pour le suivi global est hebdomadaire. Presque tous les mois, nous échangeons avec les responsables d’approvisionnement agricole et de valorisation pour ajuster les flux. Nous intervenons parfois aussi sur le site pour les travaux ponctuels, grâce à nos compétences en travaux environnementaux. La relation est constructive. Quand une prestation ne fonctionne pas économiquement, on en parle. Par exemple, nous avons arrêté un contrat sur la menue paille qui n’était pas rentable pour nous. Ce dialogue nous permet d’anticiper et de construire ensemble. Chacun est conscient de l’importance de l’autre, c’est sécurisant.

Quel est l’intérêt du digestat pour les agriculteurs ?

Q.V. : Au départ, certains agriculteurs étaient sceptiques, influencés par des informations contradictoires. Mais aujourd’hui, chaque année, les receveurs demandent plus de digestat que ce que l’on peut leur fournir. Ils constatent les effets positifs sur leurs cultures et font des économies sur les engrais minéraux. Le digestat apporte de la matière organique et des éléments fertilisants. Nos clients céréaliers, qui utilisaient historiquement beaucoup d’engrais chimique, apprécient désormais ce fertilisant organique. Cela enrichit la vie du sol, même si ce n’est pas facilement mesurable. Visuellement, sur le terrain, la différence est nette : les cultures sont plus vigoureuses, plus vertes.

Culture : champ de lin ETA Vandermeersch
Prestations agricoles
Automoteur d'épandage à lisier, digestat Engie Bioz

ENGIE – BiOZ
2 parc de Brocéliande
35760 Saint Grégoire - France