Olivier Chauveau, agriculteur à Chantonnay

Témoignage Chauveau accord equitable rentable

« Un accord équitable et rentable »

Olivier Chauveau est éleveur laitier à Chantonnay. Il fait partie des agriculteurs partenaires de l’unité de méthanisation territoriale d’ENGIE BiOZ. Pour lui, les exploitants sont gagnants. Explications.

3 ans après la mise en route de l’unité de méthanisation de Chantonnay, confirmez-vous votre intérêt à être partenaire d’un tel projet ?

Oui, avec le recul et l’expérience, c’est un partenariat intéressant à plus d’un titre. Nous avons créé une association* avec les autres agriculteurs pour travailler ensemble avec l’équipe ENGIE BiOZ sur la valorisation énergétique des effluents agricoles en circuit court. Aujourd’hui, le constat est qu’avec ENGIE BiOZ, en livrant du substrat agricole, nous participons à produire localement une énergie renouvelable et nous bénéficions en retour du digestat, un produit très intéressant. C’est un accord équitable et même rentable au plan économique. La relation est équilibrée. Pour moi, c’est un beau projet qui renforce notre territoire. Dès le départ, il a été bien accueilli. Il est aujourd’hui bien ancré localement et le partenariat avec les exploitants y contribue fortement. Grâce à la centrale et à la circularité des ressources, nous réduisons notre empreinte carbone : 5000 tonnes de CO2 économisées chaque année !

Comment cela fonctionne-t-il concrètement entre vous et le site ?

L’enlèvement des fumiers de bovins et de volailles est organisé avec l’unité de méthanisation : ils sont entreposés sur place. Chez nous, il y a un départ chaque semaine et 15 000 tonnes sont envoyées par an. Ensuite, ils passent deux mois dans les digesteurs, puis c’est le retour au sol sous forme de digestat lors de la période d’épandage, qui va de février à octobre. Le digestat liquide est épandu principalement à la tonne pendillard mais aussi en système sans tonne. Le digestat solide est transporté par la centrale en bout de champ. Les deux produits sont complémentaires : le solide est dédié à une fumure de fond tandis que le liquide, en grande partie en phase ammoniacale servira d’engrais starter.

En quoi cet échange est-il intéressant pour vous ?

Au plan agronomique, cela fonctionne vraiment très bien. C’est un super produit et désodorisé, qui plus est. ENGIE BiOZ est en charge de la gestion du retour au sol. Nous tenons à nous affranchir des engrais minéraux avec pour objectif d’apporter 100 % d’engrais organiques. Nous bénéficions en outre d’un apport au bon moment pour la culture grâce aux analyses et au matériel très performant. C’est de l’agriculture de précision. Nous gagnons du temps que nous pouvons consacrer à nos exploitations agricoles, et pour ma part à l’élevage. Nous baissons ainsi nos charges de mécanisation. Pour les prochaines années, nous souhaitons contribuer à mieux faire connaître le digestat, afin qu’il puisse être utilisé plus largement dans les différentes filières agricoles. Ce serait une belle perspective de développement.

Pourquoi considérez-vous le digestat comme intéressant pour la fertilisation ?

Nous obtenons des résultats comparables à des engrais minéraux. Nous travaillons durablement en gardant une très belle performance. Ça se voit sur nos cultures. Il n’y a pas de carence, nous répondons aux besoins de la plante de manière précise grâce à des analyses et nous obtenons qualité et rendement. Nous avons gagné en précision et en confort pour l’environnement immédiat. Dans ce nouveau modèle remplaçant les épandages de fumier par du digestat, nous restons vigilants néanmoins par rapport à la matière organique du sol en gardant la gestion d’une partie de nos effluents ou couverts végétaux.

ENGIE BiOZ propose également de l’épandage sans tonne, qu’est-ce que cela vous apporte ?

De la souplesse, pour passer dès février en limitant les tassements du sol. Le matériel est moins lourd, 15 tonnes sur 3 essieux comparées aux 50 des tracteurs avec tonne. Aussi, au cordon, il est possible d’intervenir tardivement dans les cultures, jusqu’à juin comme pour le maïs à 8/10 feuilles, là où il a le plus besoin d’un apport. De plus, quand il y a une couverture végétale, nous procédons à un apport tardif pour limiter les pertes par volatilité et optimiser la valorisation de la matière.

* Association pour la valorisation énergétique des effluents agricoles (AVEEA)

Gaec LACT’ELV

  • Chantonnay (85)
  • Exploitation laitière
  • 3 associés
  • 175 ha dont 120 ha dédiés au troupeau
  • Maïs fourrage, blé tendre, orge et pâturage (prairies permanentes) et dérobés ray-gras trèfle entre têtes d’assolement maïs et blé tendre.