Valoriser son fumier grâce à la méthanisation territoriale

éleveuse en Bretagne

En décembre 2016, Catherine Louedec approvisionnait pour la première fois l’unité de méthanisation territoriale de Quimper. La réussite de la collaboration entre ENGIE BiOZ et l’exploitante réside dans son caractère gagnant-gagnant.

”Sans l’aide d’ENGIE BiOZ, je n’aurais jamais pensé participer à un tel projet”, déclare Catherine Louedec, éleveuse de 40 vaches laitières et de 100 jeunes bovins à l’en- graissement dans le Finistère. “Sans devoir investir, je peux profiter des bienfaits de la méthanisation”, s’enthousiasme-t-elle. Contactée par ENGIE BiOZ (anciennement VOL-V Biomasse) pour la première fois en 2010 pour présenter le projet de mise en place de l’unité de Quimper, la proposition l’a immédiatement séduite : “La démarche d’en- semble est très intéressante car elle inclut à la fois les agriculteurs, les industriels et les collectivités présents sur un territoire précis. La mutualisation du travail est aussi au cœur du mécanisme”. Catherine a voulu prendre part à ce projet collectif en compagnie de 6 autres agriculteurs de la Cuma dans laquelle elle est engagée pour son matériel. “Nous sommes un groupe très dynamique et avons saisi l’opportunité que représentait l’installation d’une unité de méthanisation proche de chez nous”. L’agricultrice apprécie particulièrement le suivi effectué par les responsables de l’unité de méthanisation. Ils l’accompagnent pour les apports de matière et la gestion de la fertilisation à la restitution de digestat.

Un quart du fumier

Le 1er décembre 2016, Catherine a d’abord choisi d’apporter du lisier à l’unité de méthanisation. Elle a finalement opté pour le transfert de fumier en début d’année 2017. Il représente pour elle un intérêt plus important grâce à un pouvoir méthanogène plus élevé. L’éleveuse livre 175 tonnes 3 fois par an. Cela représente 1⁄4 du fumier produit sur l’exploitation. “Je n’ai plus de problème de stockage dans la fumière et je peux épandre le fumier au moment opportun”.

1 000 mde digestat par an

En contrepartie, l’unité de méthanisation s’engage à lui fournir 1000 m3 de digestat liquide par an et à effectuer le rendu racine : le digestat est ainsi épandu via une entre- prise de travaux agricole locale. “Notre Cuma n’est pas équipée de tonne donc j’ai préféré confier ce travail à ENGIE BiOZ”, indique Catherine. “En plus de cela, tout est planifié. Mes périodes de travail sont bien organisées et je gagne du temps : environ 3 jours en période de fertilisation.” Le digestat liquide est facilement épandable sur céréales grâce aux pendillards.

Fertilisant de qualité

“En 2017, j’ai consommé 16 tonnes d’ammo- nitrate”, déclare l’éleveuse. “J’utilisais à ce moment-là le digestat exclusivement sur les pâtures. Aujourd’hui je fertilise mes céréales grâce au digestat liquide. Résultat : je n’ai consommé que 6 tonnes d’ammonitrate cette année”. Catherine a donc gagné 10 tonnes en fertilisant. “En plus de cela, je constate que les céréales sont de bonne qualité. La fertilisation est donc efficace” se félicite-t-elle.

“Mon objectif est de supprimer les engrais chimiques sur mon exploitation, ce qui est très valorisant au niveau économique et environnemental”.